Posted by Marianne on fév 25, 2012 in
LES BONNES ADRESSES DE MARIANNE
De retour à Buenos Aires, après nos aventures en Patagonie, on a voulu se faire un dernier restaurant sympa avant de repre
ndre l’avion et retrouver la triste réalité parisienne… On s’est baladées dans San Telmo, notre quartier préféré, plein de charme et de caractère, avec ses ruelles pavées, ses bâtiments coloniaux et ses nombreux antiquaires…
Au hasard d’une rue, on est tombées sur El pasaje solar, qui nous a immédiatement plu avec ses murs en brique derrière lesquels se cache un très joli patio, décoré d’arbres et de plantes, de jolies chaises et de belles tables dressées qui ne semblaient attendre que nous !
On y a dégusté notre dernier bife de chorizo (une soixantaine d’ARS), qui était simplement délicieux, très tendre et parfaitement cuit, accompagné d’un dernier verre de Malbec de Mendoza, et on a terminé par 3 boules de glaces (environ 30 ARS) : dulce de leche, chocolat et sabayon, une glace aux œufs à la fleur d’oranger…
I
l n’y avait tout simplement rien à redire, on passait l’une de nos dernières soirées dans ce pays merveilleux, attablées dans un patio arboré, au calme, dans notre quartier préféré, dans lequel on se serait bien vues vivre ; on y finissait doucement, en silence, notre verre de vin, par une chaude soirée d’été, après s’être régalées… Nostalgie…
Le + : le patio, les glaces délicieuses, la chaude soirée d’été
Le - : l’absence de plats un peu « extraordinaires »
El pasaje solar
Balcarce 1022
Buenos Aires
Argentine
+54 43611549
Tags: Argentine, cuisine argentine, patio
Posted by Marianne on fév 14, 2012 in
LES BONNES ADRESSES DE MARIANNE
Pour ma 2ème adresse argentine, voici une « casa de té », la version sud-américaine de nos salons de thé, établissements rarissimes dans ce pays… En fait, pour tout dire, c’est le seul qu’on a croisé sur notre chemin, qui nous a pourtant amené du nord au sud, de l’est à l’ouest, sur plus de 5.000 km !
On y a échoué complètement par hasard, alors qu’on était coincées à El Chalten, une petite ville à l’entrée du Parc national Los Glaciares, dans lequel on peut admirer le massif du Fitz Roy, la Mecque de l’escalade et de la randonnée en Argentine.
Sauf que quand il pleut toute la journée, et que le vent souffle à décorner les bœufs, point d’escalade, point de rando ! N’ayant pas de ciné ou de musée sous la main, on a donc passé toute notre journée chez Mathilda, à lire, à boire du thé pour se réchauffer et à grignoter des gâteaux et des gourmandises pour passer le temps !
Il faut dire que cette casa est vraiment accueillante, avec ses murs rouge brique, ses jolies tables et chaises en bois, son petit comptoir, ses appétissantes pâtisseries joliment exposées, et ses 2 patronnes, aussi jeunes que chaleureuses ! Ne manque plus qu’un coin « lounge », avec petite table basse et fauteuils bien confortables, parce qu’après toute une après-midi passée sur ces pe
tites chaises en bois à bouquiner, on avait sacrément mal aux fesses ! Mais bonne nouvelle : on en a parlé aux patronnes, qui y pensent justement !
Au cours de ces longues heures, on a pu déguster pour une centaine d’ARS seulement une soupe à la carotte et aux courges, absolument délicieuse et tellement réconfortante avec ce froid ; une Tostada (galette mexicaine) au poulet, à la tomate et à la mozzarella, qui m’a changé de nos éternelles empanadas ; une salade de pâtes aux légumes, très bonne ; et un brownie au dulce de leche et au chocolat râpé, un peu sec, surmonté d’une couche de meringue gigantesque un peu écœurante ;
on a accompagné tout ça de thés délicieux, notamment le « true love », un thé noir à la pêche et aux fraises avec des cœurs en sucre ; et le « rooibos relajante », un thé rooibos à la fleur d’oranger, la valériane, la lavande et la pomme.
Grâce à Mathilda, on a finalement passé une assez bonne journée, ce qui était loin d’être gagné d’avance !
Le + : les patronnes adorables, les thés délicieux, la soupe carotte / courge à tomber
Le - : le brownie pas très réussi
Mathilda
Avenida San Martín 77
El Chalten
Argentine
mathildacasadete@hotmail.com
Tags: Argentine, cuisine argentine, salon de thé
Posted by Marianne on fév 11, 2012 in
LES BONNES ADRESSES DE MARIANNE
Pour la première adresse que je vous ramène d’Argentine, après 3 semaines de fabuleuses vacances, je vous ai choisi un restaurant à El Calafate, une petite ville sans intérêt mais qui a le mérite de se trouver au pied du Perito Moreno, un époustouflant champ de glace.
El Cucharon (la louche en Français) est l’un des rares restos qui ne donne pas l’impression d’être un piège à touristes, dans cette ville autrefois modeste qui a connu une expansion fulgurante depuis 10 ans à cause du tourisme.
L’équipe, francophone, est absolument adorable : intriguées par l’un des apéros proposés à la carte, le Pisco Sour, on en demande la composition au patron, qui nous l’explique, et qui nous le fait même goûter, très gentiment ! On a donc découvert ce délicieux cocktail, créé au Pérou dans les années 20, préparé avec du jus de citron vert et du pisco, une eau de vie de raisin érigée au titre de boisson nationale au Pérou et au Chili !
A la carte, comme dans quasiment tous les restaurants argentins : du bœuf, des pâtes, mais aussi, fait rarissime, quelques spécialités m
aison : ragoût d’agneau et malfatti aux épinards, échine fumée et frites rustiques, truite aux herbes et au citron aux légumes sautés… On choisit des brochettes de veau (50 ARS) et un faux-filet (58 ARS), qui se révèlent absolument délicieux, très tendres, parfaitement cuits, accompagnés d’un Santa Julia patagon (55 ARS) ! On n’a pas pris de dessert, mais le Volcan de chocolat et sa glace à l’orange et le Cheesecake et sa compote de fruits rouges m’ont presque fait craquer…
Le + : l’équipe adorable, la viande parfaitement cuite
Le - : les touristes (un peu trop bruyants et un peu trop Français) présents dans la salle…
El Cucharon
9 de julio 145
54(02902)495315
El Calafate
Argentine
elcucharondelcalafate@yahoo.com.ar
Tags: Argentine, cuisine argentine
Posted by Marianne on jan 16, 2012 in
LES BONNES ADRESSES DE MARIANNE
Demain, je pars en Argentine, pour 3 semaines de merveilleuses vacances ! Ô joie, bonheur ! J’espère que j’en reviendrai avec plein d’adresses savoureuses, pas comme il y a 2 ans !…
Je profite d’un petit moment d’accalmie, entre les dernières machines et les dernières affaires à ne pas oublier, pour coucher sur le papier quelques mots sur le Publicis Drugstore, l’une des plus belles vitrines des Champs-Elysées, où je suis allée il y a quelques semaines.
On m’a beaucoup vanté leur brunch, apparemment l’un des meilleurs de Paris, à un prix qui en même temps le vaut bien (34€ !). Malheureusement je n’y suis pas allée pour bruncher, mais pour un déjeuner professionnel, pour gouter à l’épicerie la fameuse bûche à la clémentine de Corse de Christophe Felder.
Le Publicis Drugstore, c’est un mythe, le précurseur des concept stores, qui réunit tout en haut de la plus belle avenue du monde, dans un seul et unique lieu, une librairie, une pharmacie, une épicerie, un cinéma, une brasserie et un restaurant.
C’e
st à la brasserie que je suis allée, un très bel espace, très grand, vivant, bruissant, voire bruyant, au milieu duquel trône un immense comptoir circulaire, qui donne directement sur les Champs. J’ai opté pour le cheeseburger (20€), qui est apparemment le clou de ce fameux brunch du dimanche, énorme, avec un beau pain brioché, accompagné de jolies frites maison et de 3 petits ramequins de sauce. J’imagine qu’il peut être délicieux, mais mon problème, c’est qu’il m’a été servi froid, peut-être à cause du service un peu longuet… et il n’y a rien à faire, un cheeseburger avec le cheese qui ne fond pas, ça ne m’emballe pas ! Myriam, ma collègue, a été ravie de ses Saint-Jacques, citronnelle et beurre blanc (31€), j’ai donc encore fait le mauvais choix !…
Le + : le très bel immeuble, l’espace vivant de la brasserie
Le - : le service un peu long, le hamburger froid
Publicis Drugstore
133 avenue des Champs-Élysées
75 008 Paris
01 44 43 77 64
www.publicisdrugstore.com
Tags: brasserie, Champs Elysées
Posted by Marianne on jan 12, 2012 in
LES BONNES ADRESSES DE MARIANNE
Contrairement à ce que chante Brassens, les voisins sont pas tous des sal’types… Pour preuve, ceux du bar à tapas situé à deux pas du canal Saint Martin sont même plutôt assez sympas ! Ce boui-boui qui ne paie pas de mine, caché dans une petite rue d’un quartier devenu en 10 ans excessivement bobo, a réussi à garder son cachet et est même devenu un point de ralliement incontournable avant un concert à l’Alhambra, juste à côté.
Car malgré la petite carte, les assiettes défraichies, les tables en bois limite poisseuses, on se sent drôlement bien chez Les voisins, attablés devant une bonne sangria et une multitude d’assiettes colorées, entourés de ses meilleurs potes pour un apéro qui s’allonge, en été ou en plein hiver, pour se réchauffer le cœur… Torti
lla, patatas bravas, chorizo, pimientos, calamars, gambas, pan con tomate, jambon serrano, fromage manchego (entre 3€ et 7,50€ la portion)… défilent devant vos yeux affamés en vous promettant mille merveilles !
Entre ces jolis murs orangés, la musique sonne, les serveurs chaloupent entre les tables avec le sourire, les gens s’échauffent et rigolent, les heures passent, on commande une 2ème, une 3ème tournée…
Le + : les tapas délicieuses, le rythme à l’espagnole
Le - : l’absence tragique de croquetas
Les voisins
27 rue Yves-Toudic
75 010 Paris
01 42 49 36 58
Tags: bar à tapas, canal Saint-Martin, cuisine espagnole, terrasse
Posted by Marianne on jan 8, 2012 in
LES BONNES ADRESSES DE MARIANNE
Claus était dans tous les journaux hype lors de son ouverture, en mai dernier. Elle, Le Figaroscope, l’Express Styles… tous vantaient ce « concept store du breakfast haute-couture », qui met au goût du jour le Frühstück, ce petit-déjeuner allemand composé d’œufs brouillés, de müesli, de yaourt, le tout bio, bien entendu… Avec Clo, on n’a pas résisté bien longtemps, et on a fini par aller tester leur brunch, par un beau dimanche ensoleillé.
L’arrivée dans le quartier est un vrai délice, avec le soleil qui éclabousse la façade du Louvre, les petits cafés charmants, les jolies boutiques luxueuses, à commencer par un Louboutin juste en face du temple du petit-déj… Après y avoir jeté un œil de gourmande, on entre dans l’écrin qui a raflé la première place dans les carnets des modeuses, très bel espace d’un blanc immaculé, seulement décoré de cloches recouvrant des merveilles de gourmandises et de rayonnages garnis de boites toutes plus attirantes les unes que les autres…
Notre table ayant été chipée par des gens très importants :(, on doit commencer notre brunch ici, entre les céréales en vrac et les thés parfumés, les biscuits croustillants et les confitures fruitées, juste à côté de la porte d’où s’infiltre une petite brise glaciale… Brrrr… Pressée de me réchauffer avec un bon thé bien chaud, je craque pour la formule Hugo, qui pour 15€ me propose une boisson chaude, un jus de fruit frais, des œufs brouillés avec bacon et une petite corbeille de pains aux céréales et au beurre, tandis que Clo opte pour la formule Claus à 18€, avec une boisson chaude, un jus de fruit frais, une corbeille de pains avec beurre et confiture, un œuf à la coque et un müesli.
Verdict ? Un cadre très agréable, surtout quand on accède au graal du 1er étage et de ses banquettes, un personnel très sympathique mais un peu perdu, de bons produits bios… mais pas de coup de cœur… On n’a pas été emballées comme ont pu l’être les fashionistas parisiennes… Les portions sont comptées et vraiment très petites, le beurre et les confitures sont servis dans les emballages industriels des supermarchés, alors qu’au rez-de-chaussée nous faisaient de l’œil les jolies confitures et pâtes à tartiner artisanales…
On est ressorties de là amadouées par le geste commercial qu’a eu le patron pour nous faire oublier notre attente au rez-de-chaussée, mais avec une légère sensation de frustration… Notre âme de foodista gourmande n’a pas été comblée par ce frühstück bien trop sain et trop frugal pour les Parisiennes dévoreuses de vie que nous sommes ! Les Louboutin, ce sera pas pour aujourd’hui !
Le + : l’ambiance ouatée, les produits bios
Le - : les formules trop frugales
Claus
14 rue Jean-Jacques Rousseau
75 001 Paris
01 42 33 55 10
lFacebookl
Tags: épicerie fine, bio, brunch, Louvre
Posted by Marianne on déc 30, 2011 in
LES BONNES ADRESSES DE MARIANNE
Deuxième post back from London, où après le le fish’n'chips, on va parler de cupcakes ! Comme vous pouvez le constater, ce fut un week-end très diet…
A l’occasion d’une balade à Notting Hill, mon quartier préféré de la capitale britannique, je n’ai pu que m’arrêter devant Hummingbird Bakery, la « cupcakerie » la plus réputée de la ville, tant ses vitrines sont alléchantes… Cupcakes en folie, gâteaux sous cloches, couleurs pastelles… c’en était trop pour la grande gourmande que je suis !!!
Je suis donc entrée, ai longuement admiré leurs gâteaux à étages recouverts de glaçages, leurs tartes, leurs brownies, leurs whoopies, leurs cheesecakes… et au terme d’une courte hésitation entre les différents parfums de cupcakes (vanille, chocolat, carotte !…), j’ai jeté mon dévolu sur le Black Bottom : une génoise décadente au chocolat noir et intense, au cœur de cheesecake, recouvert d’un glaçage au creamcheese…
Et comme je suis allée tout récemment chez Berko, je n’ai pas pu m’empêcher de comparer ces deux spécialistes du cupacke, au risque de ranimer la guerre de cent ans !
Alors que Berko propose des vitrines plus colorées, plus décalées aussi, avec des cupcakes de toutes les cœurs, aux parfums très originaux, n’hésitant pas à ajouter un schtroumpf ou un caramb
ar à leur sommet, les recettes de Hummingbird Bakery restent beaucoup plus classiques, la plupart de leurs créations étant réalisées à base de vanille ou de chocolat. Néanmoins, je dois reconnaître que les cupcakes de Hummingbird sont beaucoup moins secs et compacts que ceux de Berko…
Alors si vous vous baladez de l’autre côté de la Manche, n’hésitez surtout pas à pousser la porte de l’une de ces 4 pâtisseries, à Notting Hill, South Kensington, Soho ou Spitafields, et à goûter l’une des stars de la maison, qui coûtent entre 1,50 et 2£ !
Le + : la beauté de la boutique, le délice des cupcakes
Le - : les parfums, un peu trop classiques
The Hummingbird Bakery
133 Portobello Road 47 Old Brompton Road 155a Wardour Street 11 Frying Pan Alley
Notting Hill, London South Kensington, London Soho, London Spitalfields, London
W11 2DY SW7 3JP W1F 8WG E1 7HS
020 7851 1795 020 7851 1795 020 7851 1795 020 7851 1795
www.hummingbirdbakery.com
Tags: épicerie fine, cupcakes, Royaume-Uni
Posted by Marianne on déc 20, 2011 in
LES BONNES ADRESSES DE MARIANNE
Je suis revenue de mon week-end à Londres, avec tout plein de bonnes adresses gourmandes dans ma besace, du typical English, de l’épicé, du plein de crème…
Je commence par le plat emblématique de la gastronomie anglaise, si tant est que l’on puisse parler de « gastronomie anglaise » : le fish’n'chips (oui, parce que j’ai quand même soigneusement évité le rôti d’agneau à la menthe, ma curiosité culinaire a des limites…).
On m’avait conseillé le Rock & Sole Plaice, le plus vieux Fish and Chips de Londres, situé au cœur du West End, tout près de Covent Garden et de ses théâtres, que j’adore ; en arrivant, on a eu un instant d’hésitation, car vraiment ce « chippy » ne paie pas de mine : petite cantine toute petite et toute nue, comptoir à la MacDo, 4 tables prises d’assaut, et en plus, par des touristes…
On décide quand même de tenter le coup, et on a bien fait, car malgré les apparences, leur fish’n'chips est délicieux : plusieurs variétés de poissons sont proposées (haddock, carrelet, plie, morue…) ; le poisson est ultra tendre ; la pâte à frire, qui fait la différence entre les milliards de chippies qui pullulent à Londres, est savoureuse et croustillante à souhait et surtout elle ne dégouline pas d’huile ; les frites sont énormissimes, joliment dorées, et carrément succulentes quand on les arrose de vinaigre ; sans parler de leur sauce à l’estragon, absolument divine !
Comme d’habitude, la qualité a un prix, ce qui explique qu’ici le fish’n'chips (en normal et sur place) coûte la bagatelle de £13, à la place de £8 dans les autres pubs… Mais vraiment, it’s worth it!
Le + : un très bon fish’n'chips, tout simplement
Le - : le lieu, vraiment moche
The Rock & Sole Plaice
47 Endell Street
London WC2H 9AJ
ROYAUME-UNI
+44 20 7836 3785
Tags: cuisine anglaise, Royaume-Uni, Street food, terrasse
Posted by Marianne on déc 11, 2011 in
LES BONNES ADRESSES DE MARIANNE
Depuis le temps que j’avais envie d’essayer l’Ave Maria, un resto brésilien à Oberkampf, c’est l’anniversaire de Daphné qui m’en a enfin donné l’occasion.
Comme ils ne prennent pas de réservation, à chaque fois qu’on y allait, c’était toujours pareil, les serveuses nous disaient qu’il y avait une demi-heure à une heure d’attente, et comme on n’est pas très patientes, on finissait par atterrir au Barbershop ou chez Les p’tites indécises, à côté.
Mais pour l’anniversaire de Daphné, cette fois, on a pris notre mal en patience, et on a attendu. Enfin, on a surtout pris des Moji
tos et des Caïpirinhas, et on est allé papoter dehors en attendant que notre table se libère.
Enfin, quand l’heure de vérité a sonné (vers 22h quand même !…), on a pénétré dans le restaurant, genre cantina brésilienne, blindée de tables en bois et de bancs, avec des gens qui parlent, qui crient, qui rigolent, de partout… à tel point qu’on a eu du mal à se frayer un passage. Une fois installés, surveillés de près par une statue de la Vierge Marie, on a consulté la carte, qui foisonne de plats pas chers (15 à 18€), d’inspiration brésilienne, indienne, africaine, thaïlandaise, créole… J’ai goûté le Woman on top, un plat brésilien, à savoir un ragout de poulet au lait de coco, coriandre, oignons, manioc, poivrons, piments, riz basmati et salade tropicale. Cette mixture est servie dans une énorme assiette, que j’ai eu du mal à terminer ; c’est pas mauvais, c’est juste bien consistant, pas très fin, et la présentation ne donne pas forcément envie, mais il ne faut pas se laisser rebuter ! J’ai ensuite pris un « Mourir de chocolat », qui porte très bien son nom, puisque même moi, qui adore le chocolat, j’ai failli ne pas en venir à bout !
Au-delà de la cuisine, j’adore le décor, qui mixe des symboles de tout plein de religions, dans une joyeuse cacophonie : à côté de la Vierge Marie se dandine un gros Buddha qui jette un oeil à Shiva… Et pour finir, la bande son, complètement décalée, est juste terrible : on a bien rigolé en chantant à tue-tête Sarà perché ti amo ou Gigi l’amoroso !
Le + : la carte épicée et métissée, les prix touts petits
Le - : l’impossibilité à réserver, la loooooongue attente pour obtenir une table
Ave Maria
1, rue Jacquard
75011 Paris
01 47 00 61 73
Tags: Oberkampf, world food
Posted by Marianne on déc 4, 2011 in
LES BONNES ADRESSES DE MARIANNE
Maintenant qu’il fait froid, vraiment froid, que l’été indien n’est plus qu’un lointain souvenir, que la morsure du vent glacé me fait plonger le nez dans mon écharpe, une adresse comme Le loir dans la théière est un véritable eldorado, qui m’aide à passer l’hiver…
Ce salon de thé, qui nous plonge d’emblée dans le pays des merveilles d’Alice, est situé dans la rue des Rosiers, la rue principale de ce quartier traditionnellement juif, à côté de ses célèbres falafels. L’ambiance et la déco agissent comme un charme, on se sent bien, on a chaud, on est comme à la maison, on n’a plus envie de partir… Plusieurs espaces permettent d’asseoir tout le monde, et du monde il y en a, sur des chaises dépareillées ou des canapés défoncés, autour de vieilles tables en bois ; des affiches de tout et n’importe quoi se disputent la place sur les murs, les gâteaux sous cloches nous font de l’œil depuis les buffets patinés par le temps ou nous narguent en se baladant sous notre nez, diligemment amenées par les serveurs à leur propriétaires…
La formule goûter, à 10,50€, comprend une boisson chaude et une pâtisserie maison, simple et réconfortante : moelleux au chocolat, tartes, clafoutis, crumbles… Tout est bon, le chocolat fume, la tarte au citron meringuée réveille les papilles, un vrai bonheur… un peu assourdi par les conversations des gens d’à côté, mais bon… le bonheur, ça se partage.
Ce cocon gourmand n’a qu’un seul et unique défaut, mais de taille : non seulement il ne prend pas de réservation, mais en plus on ne peut pas y entrer tant que tous les membres du groupes ne sont pas arrivés… Autant vous dire que pour savourer cette tranche de félicité ouatée, il faut le mériter, en attendant aux portes de l’enfer, sous la pluie, dans la nuit, sans ses amis…
Le + : l’ambiance si chaleureuse, les pâtisseries si délicieuses
Le - : l’impossibilité de réserver, le filtre à l’entrée
Le loir dans la théière
3 rue des rosiers
75 004 Paris
01 42 72 90 61
Tags: brunch, le Marais, salon de thé